La bataille de Cambrai - novembre 1917

dimanche 19 novembre 2017

Entre le 20 novembre et le 7 décembre 1917, 100 000 soldats perdent la vie lors de la bataille de Cambrai. C'est aussi la première fois que sont utilisés en masse les "tanks".

Une petite restitution en images

Sur la carte ci-dessous, on place le contexte de cette bataille. De nombreux villages du Cambraisis seront impactés et pour certains entièrement détruits.

La bataille : Plan d'avancée des tanks

Les villages au coeur de la bataille :

 

Bantouzelle (Le monument aux morts) Bourlon (Le monument aux morts)

Flesquières (Le monument aux morts)

Fontaine-Notre-Dame (Le monument aux morts)

Gouzeaucourt (Le monument aux morts)

Havrincourt (Le monument aux morts)

La Vacquerie

Marcoing (Le monument aux morts)

Masnières (Le monument aux morts)

Moeuvres (Le monument aux morts)

Proville (Le monument aux morts)

Ribécourt (Le monument aux morts)

Vaucelles

Villers-Guislain (Le monument aux morts)

Villers-Plouich (Le monument aux morts)

et bien sûr Cambrai.

La dernière année de guerre est fort pénible car Cambrai demeure sous le feu de l’artillerie et des bombardements aériens. La gare, les entrepôts, le port, sont visés par les avions britanniques. L’état lamentable de la ville accentue le souhait de la paix car les dégâts matériels s’accompagnent de bien des pertes humaines. Les coups de boutoir de Foch, au mois d’ao^ût 1918, amènent les Allemands à préparer leur repli vers l’est.

Le 7 septembre, commence l’évacuation de la population vers Valenciennes : il s’agit de laisser le champ libre à l’armée et de pratiquer la tactique de la « terre brûlée ». Le pillage est fait ; on brûle le centre ville, on vide hospice et hôpital ; on transporte les malades par péniches, car la voie ferrée est coupée ; les gens valides vont à pied. 23 000 personnes sont ainsi emmenées ; cette déportation massive, qui se termine en Belgique, à Mons puis à Bruxelles, laisse des traces dans les mémoires des populations régionale.
C’est le 9 octobre que les Canadiens délivrent Cambrai.

Les Cambrésiens reviennent peu à peu dans leur ville dont le centre est transformé en paysage lunaire. La grand’place est détruite, les magasins sont éventrés ; bien des immeubles ont été incendiés et pillés. « Cambrai la ravagée », Cambrai la martyre », sont les expressions qui reviennent le plus souvent.

Le deuil

Dans tout le Cambrésis, on trouve des traces de cette bataille et nombreux cimetières, mémoriaux et monuments aux morts.

Cambrai - Le cimetière militaire allemand

Masnières - Le monument du Caribou

 Bourlon - Mémorial canadien Bourlon Wood

Flesquières Hill British Cimetière

Cambrai - Le monument à l'entrée du jardin public

Bourlon - Wood Cemetery

La reconstruction

Initialement classé en zone rouge au lendemain de la guerre, le territoire renaît de ses cendres grâce à l'opiniâtreté de ses habitants et de ses élus qui, dès 1919, s'attellent à la reconstruction. Pierre Leprince-Ringuet et les autres architectes (Ernest Gaillard, Edmond Lancelle...) ont façonné l'identité architecturale d'aujourd'hui.

Bourlon - Détruit

Bourlon - Aujourd'hui

 


Sources et bibliographie :

Archives de la ville de Cambrai
Office de Tourisme du Cambrésis

La Voix du Nord, 1917-2017, Les 100 ans de la bataille de Cambrai, Supplément du 15 novembre 2017
Guides illustrés Michelin des Champs de bataille, Saint-Quentin-Cambrai (1914-1918), Clermont-Ferrand, Michelin, 1921, 128 p., ill. cartes.
Jack Horsfall, Gorczynski Philippe coll., Flesquières, Barnsley, South Yorkshire, L.. Cooper, 2003, 192 p., ill., cartes


Manifestations

Renseignements et réservations : Office du tourisme du Cambrésis - www.tourisme-cambresis.fr

Ouverture du Musée du Cambrai Tank 1917
Rue du Calvaire

à Flesquières


Le Mapping de la bataille
Grand Spectacle Son & Lumière
tous les soirs du 20 au 25 novembre
à 19 h sur la place Aristide-Briand


Quelques photos du Mapping (Foligraf Studio)